Pierre Schopfer

Pierre Schopfer

Pierre Schopfer

Artiste, Peintre, Graveur

Date de naissance28/04/1943

Pierre Schopfer naît le 28 avril 1943 à Lausanne. Il est dessinateur, peintre, graveur et créateur de livre d’art, vit et travaille à La Chaux, village au creux du vallon du Veyron, près de Cossonay. Il œuvre également en Bretagne où il possède une maison, rénovée presque entièrement de sa main, qui se situe à un jet de pierre de la Baie des Trépassés, non loin de la Pointe du Raz. De 1959 à 1963, il étudie à l’École cantonale des Beaux-Arts de Lausanne, où il a comme professeur Albert-Edgar Yersin, qui deviendra un ami cher. C’est lors de cette période qu’il rencontre l’artiste Marianne Décosterd : coup de foudre amoureux qui les conduit à l’autel en 1965. Ils forment dès lors un couple d’artistes inséparable dont l’aventure créatrice sera toujours intimement liée. De cette union naissent bientôt deux filles, Sophie et Valentine, qui héritent de la créativité de leurs parents. Son maître et ami Yersin l’initie à la gravure sur acier et lui transmet le savoir nécessaire à l’élaboration de la matrice de timbres et de billets de banque, ce qui lui assure un revenu régulier dès 1969. Les deux graveurs de métier ont en commun de maîtriser la technique exigeante du burin qui permet de faire naître, sur une surface réduite, un motif aux espaces illimités. En 1964 est créé le groupe de graveurs L’Épreuve. Dès lors, Pierre Schopfer participe à toutes les manifestations organisées par ces artisans et passionnés de l’estampe. À partir de 1966, il contribue à la création et au développement de l'Atelier de taille-douce et de lithographie de Villette, que dirigent Pietro Sarto et Luce Vaulruz, et qui déménagera, cinq ans plus tard, dans le petit bourg médiéval de Saint-Prex. Plusieurs distinctions jalonnent son parcours artistique : la Bourse Fédérale des Beaux-Arts en 1968, la Bourse Alice Bailly en 1977. Enfin, deux ans plus tard, le Prix des Murailles lui est attribué pour son œuvre consacrée à l'illustration des vignobles, notamment de Lavaux. Dès 1982, bouleversé par l’exposition LE CLICHÉ-VERRE, Corot et la gravure diaphane au Cabinet des estampes à Genève, il se met à cette technique complexe qu’il apprend à maîtriser à la perfection. Ses livres d’art en sont la preuve la plus évidente, eux qui se distinguent par une originalité d’autant plus grande qu’ils sont édités par ses soins à la Chaux, À l’enseigne de la Sirène. En collaboration avec Corinna Bille, un ouvrage remarquable paraît en 1985, six ans après la mort de l’écrivaine : Vignes pour un miroir. Puis, bientôt, naît un autre livre de très belle facture, Dans la dislocation des méridiens, rythmé, cette fois-ci, par les textes de l’ami poète Jean Pache. Poursuivant sa recherche dans la technique du cliché-verre, chère à Camille Corot, il réalise en 2009, 2010 et 2020, trois ouvrages intitulés Cinq poèmes T’ang. Ceux-ci sont accompagnés d’un choix de textes puisés dans l'Anthologie de trois cents poèmes des Tang. Le décès de Marianne Décosterd, sa bien aimée de toujours, survenue en septembre 2018 des suites de la maladie d'Alzheimer, laisse un vide infini dans les maisons de La Chaux et du Finistère. Désormais orphelin, le graveur lui rend d’ailleurs hommage, à peine une année plus tard, à travers un très bel ouvrage où le cliché-verre s’unit aux poèmes de Guillevic : « Elle ».

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